Comme janvier est le Mois national du don de sang, c’est le moment idéal pour aborder une nouvelle histoire du GSRD! Pas plus tard qu’en avril dernier, Santé Canada a approuvé la présentation de la Société canadienne du sang visant à supprimer les critères propres aux hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes, ainsi que la mise en œuvre de critères de dépistage fondés sur le comportement sexuel. Le dépistage basé sur le comportement sexuel sera également exigé de tous les donneurs, quel que soit leur sexe ou leur orientation sexuelle. Ce nouveau dépistage est entré en vigueur en septembre 2022. Jetons un coup d’œil à l’histoire des dons de sang canadiens et des individus GSRD.
La « pire catastrophe de santé publique évitable jamais survenue au Canada » s’est produite dans les années 1980, lorsqu’au moins 2 000 Canadiens ont contracté le VIH par transfusion sanguine. En raison de la corrélation malheureuse entre le VIH/sida et les hommes homosexuels à l’époque, une condition d’admissibilité a été établie qui, à partir de 1992, empêchait tout homme ayant des rapports sexuels avec un autre homme depuis 1977 de donner du sang.
Bien que les critères d’admissibilité aient changé un peu au fil du temps, certains hommes gais, bisexuels et autres hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes ont tout de même trouvé qu’ils étaient un obstacle. Les critères ont été révisés en 2013, exigeant qu’une personne du GSRD attende cinq ans après avoir eu des relations sexuelles avec un homme avant de donner du sang; ils ont été révisés de nouveau en 2016, avec un délai d’un an; et en 2019, à une attente de trois mois.
D’ici le 30 septembre 2022, les questions de dépistage spécifiques au GSRD pour le don de sang n’existeront plus. Au lieu de cela, des questions sur l’activité sexuelle au cours des trois derniers mois et les comportements sexuels à risque plus élevé seront posées à tout le monde, indépendamment de l’identité de genre ou de la préférence sexuelle. Santé Canada a qualifié ce changement d’« étape importante vers un système de don de sang plus inclusif ».
Cet ajustement est attendu depuis longtemps, selon de nombreuses personnes dans la communauté GSRD. La nécessité de lever l’interdiction discriminatoire a été préconisée par la coalition All Blood is Equal. Le président de la Coalition, Toby Whitfield, a exprimé son point de vue en déclarant : « Le changement dans les politiques sur les donneurs de sang à la Société canadienne du sang est attendu depuis longtemps et marque une victoire importante dans nos efforts pour mettre fin à l’interdiction discriminatoire du sang. Pendant des décennies, l’interdiction de donner du sang a perpétué la discrimination homophobe et transphobe contre la communauté 2SLGBTQ+. Bien que notre travail se poursuive, l’annonce d’aujourd’hui est une étape importante pour redresser ce tort ».





