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Sensibilisation

Chaque année, autour de l’équinoxe de printemps, des communautés partout au Canada soulignent la Journée de célébration et de sensibilisation des personnes bispirituelles et autochtones 2SLGBTQIA+. Observée le 20 mars ou près de cette date, cette journée met en lumière le leadership, la résilience et l’importance culturelle des personnes autochtones qui s’identifient comme bispirituelles, ainsi que leur place au sein de la communauté 2SLGBTQIA+ dans son ensemble.

L’équinoxe de printemps symbolise l’équilibre et le renouveau, ce qui en fait un moment particulièrement significatif pour reconnaître des identités enracinées à la fois dans les traditions culturelles et dans la vie communautaire contemporaine.

Pour de nombreuses personnes au Canada, le terme bispirituel demeure encore peu connu. Comprendre cette identité implique également de comprendre une histoire marquée par les bouleversements du colonialisme et par un puissant mouvement de résurgence culturelle.

Que signifie « bispirituel » ?

Le terme Two-Spirit (bispirituel) a été proposé en 1990 par l’aînée Myra Laramee lors de la troisième conférence annuelle intertribale des Autochtones d’Amérique du Nord, des Premières Nations et des personnes gaies et lesbiennes, tenue au Sandy-Saulteaux Spiritual Centre.

Le terme est une traduction de l’expression anishinaabemowin niizh manidoowag, qui signifie « deux esprits ».

Les participantes et participants autochtones 2SLGBTQIA+ ont adopté ce terme pour décrire la diversité des genres et des sexualités selon des cadres culturels autochtones. Il a également permis de s’éloigner d’une terminologie coloniale historiquement utilisée pour décrire la diversité de genre autochtone et de créer un vocabulaire ancré dans des perspectives autochtones.

Le terme bispirituel n’est pas simplement une autre identité au sein de la communauté 2SLGBTQIA+. Il s’agit d’un concept propre aux peuples autochtones qui relie le genre, la sexualité, la spiritualité et les rôles communautaires.

Ce terme peut être utilisé par des personnes autochtones qui se comprennent comme portant à la fois un esprit masculin et un esprit féminin, ou qui incarnent des formes de diversité de genre reconnues dans leurs propres traditions culturelles. En tant que concept englobant, il peut inclure des identités que les cadres occidentaux décriraient comme gaies, lesbiennes, bisexuelles, transgenres ou de genre divers.

Il est également important de reconnaître que toutes les personnes autochtones de genre divers ne s’identifient pas comme bispirituelles. Certaines utilisent d’autres termes, notamment des identités tirées de leurs propres langues ou traditions culturelles.

La diversité des genres avant la colonisation

Avant la colonisation, de nombreuses nations autochtones à travers l’Amérique du Nord reconnaissaient et respectaient des personnes dont l’identité ou les rôles se situaient en dehors des catégories de genre européennes rigides.

Dans certaines communautés, les personnes portant à la fois des esprits masculins et féminins étaient considérées comme possédant des dons particuliers. Elles occupaient souvent des rôles respectés au sein de leurs communautés, par exemple comme guérisseurs, médiateurs, conseillers, artistes, gardiens du savoir ou entremetteurs.

Les personnes bispirituelles étaient fréquemment perçues comme des individus capables de naviguer entre des rôles associés aux hommes et aux femmes, contribuant ainsi à la vie communautaire de façons uniques et valorisées.

Chaque nation autochtone possède ses propres traditions et enseignements liés au genre et à l’identité. Les compréhensions de la diversité de genre varient donc grandement d’une communauté à l’autre.

La colonisation et l’effacement de la diversité de genre

La colonisation européenne a profondément perturbé de nombreuses traditions autochtones, y compris les diverses compréhensions du genre et de la sexualité.

Les missionnaires et les gouvernements coloniaux ont imposé des normes de genre européennes strictes ainsi que des cadres moraux chrétiens. Des institutions telles que les pensionnats autochtones ont renforcé ces croyances et ont puni les expressions de diversité de genre.

Les autorités coloniales ont également condamné la diversité de genre autochtone et ont souvent tenté d’effacer ces identités par la violence, l’assimilation forcée et la suppression culturelle.

Avec le temps, de nombreux enseignements concernant les rôles de genre et les identités ont été relégués dans l’ombre. Ces politiques ont eu des effets durables et ont contribué à la marginalisation des personnes bispirituelles, à la fois à l’intérieur et à l’extérieur des communautés autochtones.

L’essor du mouvement bispirituel

À la fin du XXe siècle, des personnes autochtones 2SLGBTQIA+ ont commencé à s’organiser afin de reprendre leur place au sein des communautés autochtones et queer.

La conférence de 1990 tenue au Sandy-Saulteaux Spiritual Centre, où le terme Two-Spirit a été introduit, a marqué un moment charnière. Ce terme a contribué à créer un langage commun pour parler de la diversité des genres et des sexualités autochtones et a renforcé les liens entre militants, militantes et membres de la communauté à travers l’Amérique du Nord.

Depuis, des sociétés et des organisations bispirituelles se sont formées dans de nombreuses régions du Canada. Ces groupes soutiennent la revitalisation culturelle, la guérison communautaire et la défense des droits des personnes autochtones 2SLGBTQIA+.

La reconnaissance croissante de la Journée de célébration et de sensibilisation des personnes bispirituelles et autochtones 2SLGBTQIA+, promue à l’échelle nationale pour la première fois en 2021, reflète une prise de conscience grandissante du rôle important que continuent de jouer les personnes bispirituelles au sein des communautés autochtones.

Un moment pour apprendre et célébrer

Pour de nombreuses communautés, l’observation de l’équinoxe de printemps est à la fois une célébration et un rappel du travail qui reste à accomplir.

Des leaders, artistes et gardiens du savoir bispirituels continuent de renforcer leurs communautés et de raviver des enseignements culturels qui avaient été supprimés. Leur travail s’inscrit dans un mouvement plus large de résurgence autochtone et de renouveau culturel.

Reconnaître cette journée invite les Canadiennes et les Canadiens à en apprendre davantage sur l’histoire, la résilience et le leadership des personnes bispirituelles à travers le pays.

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Faire du Bénévolat

Les bénévoles sont essentiels au succès de notre organisation, et nous sommes reconnaissants des centaines d’heures que nos bénévoles consacrent au travail de la Société historique de la Fierté canadienne. Ce portrait de bénévole met en lumière Cris Lacuna, l’une de nos formidables coordonnatrices du contenu. Découvrez ci-dessous l’expérience de bénévolat de Cris.

Comment conciliez-vous votre bénévolat à la SHFC avec vos autres priorités?

Je planifie mon temps de façon intentionnelle. Rester organisée m’aide à maintenir mon engagement sans m’épuiser, surtout parce que ce travail a une importance personnelle pour moi.

Comment la SHFC a-t-elle contribué à votre développement professionnel?

Cela a approfondi ma compréhension de l’histoire de la Fierté au Canada, en particulier des histoires qui ne reçoivent pas toujours toute l’attention qu’elles méritent. Cet apprentissage a influencé ma façon de réfléchir à l’inclusion et à la narration.

Qu’est-ce qui vous a initialement attirée vers la SHFC?

Je cherchais intentionnellement à faire du bénévolat auprès d’un organisme qui travaille avec des communautés marginalisées. En tant qu’immigrante racisée, ce lien était important pour moi, et la SHFC s’est démarquée comme un espace où l’histoire, le soin et la communauté se rejoignent de manière significative.

Comment la SHFC a-t-elle évolué depuis votre arrivée?

Faire partie de la SHFC m’a rendue plus ouverte et plus réfléchie. Cela a renforcé l’idée que contribuer, même de petites façons, peut avoir une réelle valeur et aider à maintenir la visibilité d’histoires importantes.

Quel a été votre projet préféré à la SHFC?

Travailler sur l’article récapitulatif de fin d’année 2025. Cela m’a permis de prendre du recul, d’observer les réalisations de l’organisation et d’aider à raconter cette histoire. C’était gratifiant et cela m’a rendue fière d’y participer.

Quel est votre moment le plus marquant à la SHFC?

Avoir été acceptée comme bénévole en 2024. C’était un privilège à l’époque, et ça l’est toujours!

BHM
Sensibilisation

Bien avant les passages piétonniers arc-en-ciel et les commandites de la Fierté, des Canadien·ne·s noir·e·s 2SLGBTQIA+ ont bâti quelque chose de plus discret, mais de plus durable. Ils et elles ont bâti des familles choisies.

Il ne s’agissait pas de relations symboliques. Elles étaient pratiques, émotionnelles et souvent vitales. Des ami·e·s partageaient un logement, de la nourriture, des pistes d’emploi et une protection mutuelle. Des aîné·e·s accompagnaient des jeunes qui devaient composer à la fois avec le racisme et l’homophobie. Les fêtes, les rassemblements à domicile et les espaces sociaux informels devenaient à la fois des lieux de joie et de refuge.

La famille choisie n’est pas née d’un effet de mode, mais par nécessité. Pour de nombreuses personnes noires 2SLGBTQIA+ au Canada, les familles biologiques, les églises et les institutions ne pouvaient pas — ou ne voulaient pas — offrir un espace sécuritaire. La communauté est intervenue là où les systèmes ont échoué.

La famille choisie comme infrastructure historique

D’un point de vue historique, les familles choisies ont fonctionné comme une véritable infrastructure. Elles ont offert des soins en l’absence de services sociaux. Elles ont préservé la culture lorsque les espaces 2SLGBTQIA+ dominants étaient peu accueillants, voire ouvertement hostiles. Elles ont transmis des savoirs liés à la survie, au style, au langage et à la résistance.

Dans des villes comme Toronto, Montréal et Halifax, les communautés noires 2SLGBTQIA+ ont créé des réseaux qui existaient largement en dehors de toute reconnaissance officielle. Ces espaces ont rarement été documentés dans les archives institutionnelles. Ils n’ont pas toujours laissé de tracts, de procès-verbaux ou de photographies. Leur travail était relationnel et souvent volontairement discret.

Cette invisibilité est importante. Lorsque l’histoire privilégie les institutions plutôt que les relations humaines, des formes entières de travail communautaire disparaissent des récits officiels.

Ce que la Fierté retient — et ce qu’elle oublie

L’histoire de la Fierté au Canada met souvent de l’avant des jalons faciles à documenter : les victoires juridiques, les défilés, les organismes dotés de chartes et de conseils d’administration. Ces moments comptent. Mais ils ne racontent pas toute l’histoire.

Les familles choisies remettent en question notre définition du progrès. Elles nous rappellent que la libération ne passait pas uniquement par la visibilité, mais par le soin. Pas seulement par la célébration, mais par la constance. De nombreuses personnes noires 2SLGBTQIA+ n’ont pas vécu la Fierté comme un espace sécuritaire ou accueillant, même à mesure que les mouvements avançaient.

Si ces histoires sont absentes de notre mémoire collective, ce n’est pas parce qu’elles étaient insignifiantes. C’est parce qu’elles étaient plus difficiles à catégoriser — et plus faciles à ignorer.

Ce que l’histoire noire 2SLGBTQIA+ peut enseigner à la Fierté aujourd’hui

Alors que les mouvements de la Fierté au Canada réfléchissent à l’inclusion et à leur pertinence, les familles choisies noires 2SLGBTQIA+ offrent une leçon profondément ancrée dans l’histoire. La Fierté n’a jamais été seulement une question de visibilité une fois par année. Elle portait sur celles et ceux qui sont présent·e·s les 364 autres jours.

Les modèles communautaires fondés sur le soin posent d’autres questions. Qui est soutenu toute l’année ? Qui est protégé lorsque l’attention retombe ? À qui confie-t-on le leadership ?

Les communautés noires 2SLGBTQIA+ ont répondu à ces questions bien avant l’apparition des chars corporatifs ou des scènes officielles.

Se souvenir pour aller de l’avant

Le Mois de l’histoire des Noirs nous invite non seulement à enrichir les archives, mais aussi à repenser la manière dont l’histoire est racontée. La famille choisie n’est pas qu’un chapitre du passé. Elle nous rappelle que la communauté se construit par la responsabilité, et non par l’image de marque.

Si les familles choisies ont autrefois permis à des Canadien·ne·s noir·e·s 2SLGBTQIA+ de survivre, elles peuvent encore aujourd’hui nous indiquer la voie vers la Fierté dont nous avons besoin pour la suite.

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Projet d'éducation

Chaque année, le 27 janvier, la Journée internationale dédiée à la mémoire des victimes de l’Holocauste invite à réfléchir aux millions de personnes assassinées sous la persécution nazie. Si l’Holocauste est souvent abordé de façon générale, le devoir de mémoire exige aussi de porter attention aux groupes dont les histoires ont été ignorées ou effacées pendant des décennies. L’une de ces histoires est symbolisée par le triangle rose.

Pendant l’Holocauste, les personnes emprisonnées dans les camps de concentration nazis étaient forcées de porter des insignes de couleur indiquant le motif de leur détention. Les prisonniers juifs étaient marqués de l’étoile jaune. Les prisonniers politiques portaient un triangle rouge. Les hommes emprisonnés en raison de leur homosexualité étaient contraints de porter un triangle rose.

En vertu du paragraphe 175 du Code criminel allemand, l’homosexualité était criminalisée. Les hommes gais étaient surveillés par la police, arrêtés, puis envoyés en prison ou dans des camps de concentration. Les historien·ne·s estiment que des dizaines de milliers d’entre eux ont été emprisonnés. Plusieurs sont morts à la suite du travail forcé, de la violence, d’abus médicaux et de la famine.

À l’intérieur des camps, les hommes identifiés par le triangle rose étaient souvent traités avec une cruauté particulière. Ils étaient isolés des autres prisonniers et soumis à des abus de la part des gardes et d’autres détenus. Les taux de survie de ces prisonniers figuraient parmi les plus faibles de l’ensemble du système concentrationnaire.

Après la guerre

L’injustice ne s’est pas arrêtée avec la libération. Après la guerre, l’homosexualité est demeurée illégale en Allemagne et dans d’autres régions d’Europe. De nombreux survivants n’ont pas été reconnus comme victimes de la persécution nazie. Certains ont été renvoyés en prison pour purger le reste de leur peine. D’autres se sont vu refuser toute indemnisation et ont été exclus des commémorations officielles. Pendant des décennies, leurs expériences ont été largement absentes de l’enseignement et des mémoriaux consacrés à l’Holocauste.

Cette absence est lourde de sens. La mémoire de l’Holocauste est façonnée non seulement par ce dont on se souvient, mais aussi par ce que l’on omet. La reconnaissance tardive des victimes du triangle rose démontre comment les préjugés ont persisté bien après la chute du régime nazi. Elle met également en lumière la manière dont la mémoire peut refléter les valeurs des sociétés qui la préservent.

Se réapproprier le symbole

À la fin du XX siècle, des militant·e·s 2SLGBTQIA+ ont réapproprié le triangle rose comme symbole de résistance et de commémoration. Durant la crise du sida, il est devenu un signe de protestation et de solidarité. Avec le temps, il s’est transformé en symbole de résilience et de survie. Aujourd’hui, on le retrouve dans des musées, des mémoriaux et des projets d’histoire queer partout dans le monde.

Pour les organisations à vocation historique, cette histoire revêt une importance particulière. Elle relie la mémoire de l’Holocauste à des luttes plus larges pour la reconnaissance, la sécurité et la dignité. Elle rappelle également que l’histoire des personnes 2SLGBTQIA+ comprend la persécution et la perte, au même titre que les avancées et les célébrations.

 

Ce contexte est essentiel lorsque nous parlons de commémoration aujourd’hui. Se souvenir du triangle rose, c’est reconnaître des victimes marginalisées à la fois pendant l’Holocauste et longtemps après sa fin. Leurs histoires ont été exclues de la mémoire collective pendant des décennies, non pas par accident, mais par choix. En cette Journée internationale dédiée à la mémoire des victimes de l’Holocauste, prendre le temps de se souvenir de ces vies contribue à rendre le récit historique plus complet et plus honnête.

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Sensibilisation

Depuis 2012, la Journée internationale des personnes non binaires est célébrée chaque année le 14 juillet — une date choisie pour se situer à mi-chemin entre la Journée internationale des femmes et la Journée internationale des hommes. Cette journée — et la Semaine de sensibilisation aux personnes non binaires, qui débute le lundi précédent — est un moment pour reconnaître, célébrer et mettre en valeur les personnes non binaires à travers le monde, découvrir les diverses façons dont elles vivent leur identité, et réaffirmer notre engagement à faire progresser les droits des personnes non binaires, de toutes les manières possibles.

Les personnes non binaires vivent partout dans le monde, et ce, depuis les débuts de l’humanité. Des références à ce que nous décririons aujourd’hui comme des identités non binaires se trouvent dans certains des plus anciens récits auxquels nous avons accès, comme un mythe sumérien de la création datant du 2e millénaire av. J.-C., dans lequel la déesse Ninmah crée un être « sans organe mâle ni organe femelle ». Dans cette même culture mésopotamienne, il est aussi avancé que certaines personnes qui servaient dans les temples d’Inanna/Ishtar étaient perçues comme un « troisième genre », ni homme ni femme. Dans d’autres cultures anciennes, comme celles du monde gréco-romain (décrites dans Le Banquet de Platon) et du nord de la Thaïlande, on affirmait qu’il existait trois « sexes » à la création de l’humanité. De l’autre côté de l’océan, on pense aussi que les cultures mésoaméricaines reconnaissaient le genre comme étant fluide et faisant partie d’un spectre. Les Mayas vénéraient une divinité androgène du maïs, ainsi qu’une déesse lunaire à l’apparence masculine, et les anthropologues suggèrent qu’à l’apogée de la période classique maya, les dirigeant·e·s se présentaient comme « incarnant toute la gamme des possibilités de genre, de l’homme à la femme ». Les Incas, quant à eux, accordaient une grande importance aux quariwarmi (hommes-femmes) qui servaient Chuqui Chinchay, une divinité jaguar.

Il n’est donc pas surprenant qu’aujourd’hui, les identités non binaires et de « troisième genre » existent toujours à travers le monde, avec des expériences aussi variées que les couleurs de l’arc-en-ciel. En Thaïlande, plusieurs considèrent les kathoeys comme un exemple de troisième genre, bien que cette définition ne fasse pas consensus. Ailleurs en Asie du Sud-Est, le peuple Bugis du sud de Sulawesi, en Indonésie, reconnaît cinq genres distincts : makkunrai, oroané, calabai, calalai et bissu, que l’on peut approximativement traduire par femmes cis, hommes cis, femmes trans, hommes trans, et personnes androgynes ou intersexuées, respectivement. Encore une fois, tou·te·s ne s’entendent pas sur la classification des trois derniers comme « troisième genre », mais il est indéniable que celles et ceux qui s’identifient ainsi occupent un rôle social distinct de « femme » ou « homme ». De nombreuses cultures polynésiennes reconnaissent également des identités autres que simplement « homme » ou « femme », avec des personnes comme les māhū dans les cultures hawaïenne et tahitienne autochtones, les fakaleiti dans la culture tongienne et les fa’afafine dans la culture samoane, toutes respectées et aimées dans leurs communautés. En Asie du Sud, les hijras (aussi connu·e·s sous les noms aravani et khawaja sira) sont depuis longtemps un élément essentiel de leurs sociétés, vivant souvent dans des communautés définies et exclusivement hijras, avec leur propre culture, comme le système de parenté guru-chela.

Au Canada et sur l’Île de la Tortue (nom autochtone de l’Amérique du Nord), le terme bisprit est souvent utilisé comme terme générique pour décrire les nombreuses façons dont les peuples autochtones conçoivent et expriment le genre. Il est crucial de souligner qu’il s’agit d’un terme parapluie destiné à des publics plus larges, puisque chaque culture autochtone est unique et possède ses propres termes et concepts en lien avec le genre. Ce terme a été élaboré au fil de cinq conférences par plusieurs participant·e·s, et adopté officiellement lors de la Troisième Conférence annuelle intertribale des peuples autochtones, des Premières Nations, des personnes gaies et lesbiennes, qui s’est tenue à Winnipeg en 1990. Le terme anglais two-spirit fut proposé en premier, mais une traduction en ojibwé, niizh manidoowag, a rapidement été créée pour honorer les peuples dont le territoire accueillait la conférence. Michelle Cameron, une femme bispirituelle de la Nation Carrier, a écrit : « Le terme bispirituel est […] un terme autochtone spécifique de résistance à la colonisation et non transférable à d’autres cultures. Plusieurs raisons fondamentales expliquent le désir des Autochtones bispirituels de se distinguer de la communauté queer dominante. »
L’auteur de ce texte n’est pas autochtone et ne prétend donc pas pouvoir offrir une description complète, précise ou culturellement informée de ce que signifie le mot bispirituel pour les peuples autochtones, ni des identités et concepts culturels qu’il recouvre. Ainsi, je recommande fortement de consulter les écrits et témoignages des personnes bispirituelles pour réellement comprendre ce que ce terme signifie pour elles et comment il est vécu.

Il est extrêmement important de se rappeler, lorsqu’on découvre ces différentes identités et expressions à travers une perspective occidentale et anglophone, que notre terminologie et notre compréhension du genre et des identités non binaires ne correspondent pas toujours à la façon dont les personnes concernées se décrivent elles-mêmes. Nous devons toujours écouter en priorité les voix de celles et ceux dont les identités sont en jeu, et utiliser les mots et étiquettes qu’ils et elles nous demandent d’employer. L’intersectionnalité et la sensibilité culturelle sont essentielles dans ces discussions, tout comme le fait de reconnaître que certaines choses sont difficiles à traduire avec précision en anglais ou en français. Si vous souhaitez en apprendre davantage sur la richesse de l’expression et des identités de genre à travers le monde — ce texte n’est qu’un bref aperçu — je vous encourage une fois de plus à écouter directement les voix des personnes concernées, car elles seront toujours les mieux placées pour en parler.

Le moment historique que nous vivons peut sembler lourd pour toute personne faisant partie de la communauté LGBTQIA+, et plus particulièrement pour les personnes trans ou non binaires. Il y aurait beaucoup à dire sur la reconnaissance juridique et les droits des personnes non binaires à travers le monde, ainsi que sur la nécessité de lutter plus que jamais pour préserver et faire avancer les acquis — mais cela, nous le savons déjà. J’ai donc choisi de clore ce texte sur une note de célébration : une célébration de toutes les façons dont les personnes non binaires ont toujours existé et vécu leur vérité à travers l’histoire et partout sur la planète. L’espoir et la communauté sont essentiels. Nous devons continuer de nous soutenir et de nous élever les un·e·s les autres, du mieux que nous le pouvons.
En cette Journée internationale des personnes non binaires, prenons le temps d’honorer toute la beauté et la diversité qui rendent l’humanité si unique, et rappelons-nous que, peu importe où vous êtes dans le monde, peu importe comment vous vous identifiez ou vous exprimez, vous n’êtes jamais seul·e.

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Sensibilisation

Cette année, la Semaine de sensibilisation aux personnes non binaires se déroule du 14 au 20 juillet 2025. C’est un moment pour mettre en lumière les expériences des personnes non binaires, déconstruire les idées fausses et favoriser une meilleure compréhension au sein des communautés.

Bien que le terme non binaire soit devenu plus courant ces dernières années, les expériences et identités des personnes non binaires ne sont pas nouvelles. À travers les cultures et l’histoire, des personnes ont exprimé leur genre d’une manière qui dépasse les catégories homme ou femme.

Que signifie « non binaire »?
Dans sa définition la plus simple, le terme non binaire désigne des identités de genre qui ne s’inscrivent pas strictement dans les catégories d’homme ou de femme. Certaines personnes non binaires peuvent se sentir à la fois homme et femme. D’autres ne s’identifient à aucun des deux genres. Certaines se définissent comme fluides, agenres, bigenres ou utilisent d’autres termes reflétant leur vécu.

Il est important de se rappeler qu’il n’existe pas une seule façon d’être non binaire. Tout comme l’expression de genre varie chez les hommes et les femmes, elle varie aussi chez les personnes non binaires. L’apparence, les vêtements ou la manière dont une personne s’exprime ne définissent pas son identité.

Pourquoi la sensibilisation est importante
Les personnes non binaires continuent de faire face à de nombreux obstacles, notamment le manque de reconnaissance légale, la discrimination, la violence et une incompréhension persistante. Les recherches et les témoignages communautaires montrent que de nombreuses personnes non binaires ressentent de la pression pour se conformer au modèle binaire afin d’être acceptées ou de se protéger, ce qui peut nuire à leur santé mentale et à leur bien-être.

Les semaines de sensibilisation comme celle-ci offrent un espace de dialogue, d’éducation et de changement. Elles nous rappellent que la diversité de genre a toujours existé, et que bâtir des communautés inclusives passe par le respect de toutes les identités de genre.

Une partie de l’histoire et de l’avenir du Canada
Ici au Canada, les personnes non binaires ont toujours fait partie de la communauté 2SLGBTQIA+ et du tissu social plus large. De nombreuses cultures autochtones reconnaissent depuis longtemps les personnes aux identités de genre diverses, y compris celles qui s’identifient comme bisprit. Ce terme est utilisé par certain·e·s Autochtones pour refléter une compréhension sacrée et historique du genre qui va au-delà du modèle occidental binaire.

Ces dernières années, le Canada a fait des progrès dans la reconnaissance des identités non binaires, notamment en offrant des marqueurs de genre neutre sur les pièces d’identité dans certaines provinces et certains territoires. Cependant, des efforts restent nécessaires pour garantir aux personnes non binaires l’accès à la sécurité, aux soins de santé, aux droits légaux et au respect.

Comment montrer son soutien
• Écoutez les voix non binaires et faites-les entendre
• Respectez les noms et les pronoms des personnes
• Informez-vous sur les expériences vécues par les personnes non binaires
• Faites la promotion de politiques et d’espaces inclusifs

À la Société historique de la fierté canadienne, nous croyons que comprendre le passé permet de bâtir un avenir plus inclusif. La Semaine de sensibilisation aux personnes non binaires est un rappel d’écouter, d’apprendre et de soutenir cette communauté — non seulement cette semaine, mais chaque jour, dans un esprit de respect mutuel.

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Sensibilisation

Jamais la nécessité de poursuivre la lutte pour l’égalité des femmes n’a été aussi pressante. Partout dans le monde, les droits des femmes sont attaqués. Dans de nombreux pays, les droits des femmes sont supprimés et de nombreuses politiques antiféministes sont adoptées. C’est pourquoi, le 26 août, célébrez la Journée de l’égalité des femmes en vous informant sur les moyens de vous impliquer dans la défense des droits des femmes.

La Journée de l’égalité des femmes a été instituée pour la première fois aux États-Unis en 1971. Cette journée a été approuvée par le Congrès des États-Unis comme un moyen d’honorer et de commémorer l’adoption du 19e amendement de la Constitution. Le 19e amendement accordait le droit de vote aux femmes américaines. Un an avant que le Congrès ne désigne officiellement le 26 août comme la journée de l’égalité des femmes, le 50e anniversaire de l’adoption du 19e amendement a été célébré. 

À l’époque où la Journée de l’égalité des femmes a été instituée pour la première fois, la défense des droits des femmes faisait l’objet d’un plaidoyer politique dans tous les États-Unis. National Organization for Women (NOW), l’une des principales organisations de défense des droits des femmes, avait appelé à une grève nationale pour l’égalité des femmes et avait plaidé en faveur de l’adoption de l’amendement constitutionnel sur l’égalité des droits, qui aurait invalidé de nombreuses lois fédérales et d’État discriminatoires à l’égard des femmes. Malheureusement, l’amendement sur l’égalité des droits n’a pas été adopté et a rappelé de manière brutale la nécessité de poursuivre les efforts pour parvenir à la parité entre les hommes et les femmes.  

Actuellement, aux États-Unis, il existe toujours un écart de rémunération entre les hommes et les femmes. Selon le Pew Research Center, au cours des deux dernières décennies, l’écart de rémunération entre les hommes et les femmes n’a pratiquement pas évolué. En 2022, les femmes ne gagnaient que 82 cents pour chaque dollar gagné par les hommes. Les salaires disproportionnés ne s’expliquent pas par les qualifications ou les titres, puisqu’il est prouvé que les femmes ont reçu plus d’éducation et de formation universitaire que leurs homologues masculins.

De nombreux droits dont jouissent les femmes américaines depuis des décennies sont également menacés. Par exemple, en 2022, la Cour suprême a annulé l’arrêt Roe vs. Wade, qui protégeait l’avortement au niveau fédéral. Cette décision a annulé 50 ans de protection légale de l’avortement et a permis aux États de limiter ou d’interdire purement et simplement les avortements. Une multitude de politiques et de lois ont également été introduites et adoptées pour réprimer les droits des femmes en matière de santé génésique et sexuelle, en plus des protections pour la sécurité et le bien-être des femmes. 

Face à l’assaut des politiques visant à éradiquer les droits fondamentaux et les protections des femmes, aidez-nous à célébrer la Journée de l’égalité des femmes le 26 août en vous impliquant et en rejoignant les causes qui font progresser les droits des femmes. Il est tout aussi important de se tenir informé sur le plan politique afin de pouvoir prendre des décisions éclairées au moment de voter pour garantir la protection continue des droits des femmes.

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Sensibilisation

Ce mois d’août marque le cinquante et unième anniversaire de la première Semaine de la fierté au Canada, un moment marquant de l’histoire de la GSRD au Canada qui a eu un effet d’entraînement encore perceptible aujourd’hui.

Selon l’édition du 29 mai 1973 du Brandon Sun, un journal manitobain, l’idée de la Semaine des fiertés a été lancée par une « coalition électorale gay ».  Cette coalition a été formée pour sensibiliser les politiciens canadiens aux luttes auxquelles est confrontée la communauté GSRD du Canada et pour démontrer le pouvoir de vote qu’elle détient.  Lors d’une réunion tenue à Brandon, au Manitoba, la coalition a également commencé à planifier une semaine de la fierté dans les villes du pays.  Malheureusement, les sources primaires sur la première semaine de la fierté au Canada sont rares, et il est donc difficile de savoir exactement comment cette entreprise monumentale de coordination à l’échelle du pays a été réalisée, mais il est facile de dire qu’elle a été menée à bien.

La Semaine de la Fierté s’est déroulée du 19 au 26 août de cette année-là, avec des programmes organisés à Vancouver, Toronto, Ottawa, Montréal, Winnipeg et Saskatoon.  Certaines sources laissent entendre que d’autres villes auraient également organisé leur propre version de la semaine de la fierté dans le cadre de l’effort national, mais une fois encore, les sources sont rares sur l’internet.  Le programme national comprenait un festival d’art, la projection d’un documentaire, un pique-nique, une danse et un rassemblement en faveur des droits des homosexuels dans toutes les villes participant à la semaine des fiertés.

L’ambiance était majoritairement à la fête, mais le 25 août, jour du rassemblement, elle s’est transformée en quelque chose qui ressemblait beaucoup plus à une protestation.  Le thème politique de la semaine – une tradition perpétuée aujourd’hui par des organisations telles que Vancouver Pride – était « l’orientation sexuelle dans les codes provinciaux des droits de l’homme », et le rassemblement en était l’illustration.  Selon l’édition d’octobre 1973 de Gay Tide, la manifestation avait pour but de permettre aux participants « d’entendre parler de la croissance du mouvement gay et de déclarer leur détermination à poursuivre la lutte ».

La semaine de la fierté a été un événement marquant dans toutes les villes où elle s’est déroulée, marquant le pouvoir de la coopération entre les gens de toute la nation pour un objectif commun de libération, mais il serait négligent de ne pas mentionner son importance pour la ville de Vancouver en particulier.  La semaine de la fierté à Vancouver a marqué un changement définitif dans les communautés GSRD de la ville (et plus largement du pays).  Ce changement s’est opéré entre l’ancien mouvement « homophile », qui privilégiait l’assimilation à la culture hétéronormative, et le nouveau mouvement de libération gay, en plein essor, qui se concentre sur la célébration des différences inhérentes à la communauté GSRD.  La semaine de la fierté a également marqué la première manifestation à grande échelle pour les droits des personnes handicapées à Vancouver, alors que d’autres villes qui ont accueilli la semaine de la fierté, comme Toronto, avaient déjà organisé des événements de ce type.  Trois cents personnes ont assisté au festival d’art le premier jour de la programmation de la ville, et plusieurs d’entre elles ont participé au rassemblement qui a suivi sur les marches du palais de justice.  La présence de la Semaine de la fierté à Vancouver, la troisième ville du Canada, a donc constitué un grand pas en avant pour la ville, la Colombie-Britannique et le Canada dans son ensemble.  

 

La Semaine de la fierté n’a pas abouti à la création de manifestations annuelles de la fierté comme celles que nous connaissons aujourd’hui, bien que Vancouver ait fini par accueillir son premier défilé « moderne » de la fierté en 1978.  Cette manifestation a non seulement démontré la solidarité et la force des communautés GSRD du Canada, mais on dit également qu’un certain nombre d’hétérosexuels y ont également assisté, soit par solidarité, soit par simple curiosité, ce qui pourrait être considéré comme un signe de l’évolution des opinions au sein de la majorité du public.  Nous en apprendrons sans doute davantage sur la première semaine des fiertés au Canada au fur et à mesure que les sources se multiplieront, mais il n’est pas du tout difficile de déclarer que les événements ont constitué un moment crucial dans l’histoire de la GSRD à Vancouver et dans l’ensemble du Canada.

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Sensibilisation

Cette année, le drapeau de la fierté transgenre célèbre son vingt-cinquième anniversaire en tant que l’un des symboles les plus appréciés et les plus emblématiques de la communauté transgenre.  Flotté haut et fier dans le monde entier sur des bâtiments gouvernementaux, des entreprises, des espaces extérieurs et des maisons, le drapeau Trans est un symbole immédiatement reconnaissable de soutien et de communauté pour les personnes ayant une identité Trans.

L’un des plus anciens drapeaux de la famille des drapeaux de fierté, le drapeau trans a été créé par Monica Helms, femme trans et vétéran de la marine américaine, en 1999.  Elle a été inspirée par une conversation avec Michael Page, un ami qui était également le concepteur du drapeau bisexuel de 1998.  Le drapeau a été hissé pour la première fois lors d’une parade de la fierté organisée à Phoenix, en Arizona, en 2000, et sa popularité s’est rapidement accrue à partir de là.  Mme Helms elle-même a été choquée de voir à quel point le drapeau est devenu emblématique, écrivant dans ses mémoires de 2019 ce qui suit : « La vitesse à laquelle l’utilisation du drapeau s’est répandue et ne cesse de me surprendre, et chaque fois que je le vois, ou une photo de celui-ci, flotter au-dessus d’un hôtel de ville ou d’un bâtiment historique, je suis remplie de fierté. »

Le drapeau trans est symétrique, de sorte qu’il est impossible de le faire flotter dans le «mauvais » sens.  Il représente la vérité incontestable de l’expérience vécue par les trans et la « justesse » de l’identification en tant que telle.  Les bandes bleu et rose bébé rendent hommage aux couleurs traditionnelles des bébés garçons et filles, tandis que la bande blanche au milieu est, selon les termes de Helms, « pour ceux qui sont intersexués, en transition ou qui se considèrent comme ayant un genre neutre ou indéfini ».  En 2018, Daniel Quasar a incorporé les trois couleurs du drapeau Trans dans leur conception du drapeau Progress Pride, qui devait représenter toutes les identités.  Depuis lors, le drapeau Progress est devenu un autre symbole durable de l’identité et de la communauté GSRD dans le monde entier.

 En 2010, le conseil municipal de Brighton et Hove a déployé le drapeau à l’occasion de la journée de commémoration des transgenres.  C’était la première fois qu’une entité gouvernementale déployait le drapeau, mais ce n’était en aucun cas la dernière.  Deux ans plus tard, en 2012, le drapeau a été hissé dans le quartier Castro de San Francisco, également en commémoration de la Journée du souvenir transgenre. En 2015, Philadelphie est devenu le premier comté américain à hisser le drapeau, à l’occasion de la 14e conférence annuelle sur la santé des personnes transgenres.  Le drapeau est resté à côté du drapeau américain et du drapeau de la ville pendant toute la durée de la conférence, au cours de laquelle le maire de l’époque, Michael Nutter, a prononcé un discours affirmant l’acceptation par Philadelphie de la communauté transgenre.

En 2019, Jennifer Wexton, représentante de Virginie, a accroché un drapeau transgenre à l’extérieur de son bureau en signe de soutien à la communauté.  La même année, les capitoles des États de l’Iowa et de la Californie ont hissé le drapeau à l’occasion de la journée de commémoration des personnes transgenres ; c’était la première fois que le drapeau flottait au-dessus du capitole d’un État.  En 2023, les couleurs ont également flotté au-dessus de la Maison Blanche pour la première fois dans le cadre du drapeau Progress Pride, un moment historique pour l’un des centres de la politique fédérale américaine.

Au Canada, l’hôtel de ville de Vancouver a hissé les drapeaux Progress et Trans Pride en prévision de la parade Pride du 4 août, un événement qui marquait également l’accueil par la ville de la Canada Pride.  Le drapeau a également flotté fièrement dans des lieux tels que la législature de la Colombie-Britannique, la colline du Parlement, les écoles et les universités, ainsi que d’autres bâtiments publics.

En 2014, Mme Helms a fait don de son drapeau original de la fierté transgenre au Smithsonian National Museum of American History, où il se trouve encore aujourd’hui.  Le drapeau trans et ses couleurs distinctives ont servi de symbole définitif de la communauté, de la sécurité et de la solidarité pendant vingt-cinq ans, et continueront sans aucun doute à le faire pendant d’innombrables années à venir.  

Apr24
Sensibilisation

La Journée de la visibilité de lesbienne, célébrée chaque année le 26 avril, constitue une plate-forme puissante pour reconnaître et célébrer les diverses expériences et contributions des lesbiennes du monde entier. Cette célébration est née en réponse au besoin d’une plus grande visibilité et d’une meilleure représentation des identités lesbiennes au sein de l’ensemble de la communauté de la diversité des genres, des sexualités et des relations (DGSR) et de la société dans son ensemble. Elle rappelle les luttes uniques, les triomphes et le riche héritage culturel des lesbiennes, soulignant leur résilience et leur quête permanente d’égalité et d’acceptation.

 Lors de la Journée de la visibilité des lesbiennes, divers événements, campagnes et initiatives sur les médias sociaux sont organisés pour amplifier les voix des lesbiennes, sensibiliser aux problèmes des lesbiennes et favoriser un sentiment de solidarité et de fierté au sein de la communauté lesbienne. Ces activités inclues des tables rondes aux projections de films, en passant par les expositions d’art et les rassemblements communautaires, offrant ainsi des espaces de dialogue, d’éducation et de célébration. En outre, les individus et les organisations profitent souvent de cette journée pour plaider en faveur de politiques et d’initiatives qui promeuvent les droits des lesbiennes et l’inclusion dans des domaines tels que les soins de santé, l’éducation, l’emploi et la représentation dans les médias et la politique.

 Au-delà de son impact immédiat, la Journée de la visibilité lesbienne revêt une signification profonde en remettant en cause les stéréotypes, en luttant contre la discrimination et en favorisant une meilleure compréhension et acceptation des identités lesbiennes au sein de la société. En mettant l’accent sur les expériences et les voix des lesbiennes, cette journée contribue à un monde plus inclusif et plus équitable où tous les individus sont libres d’exprimer leur identité et leur amour sans craindre les préjugés ou la discrimination. En fin de compte, la Journée de la visibilité lesbienne rappelle avec force l’importance de la représentation, de la visibilité et de la solidarité dans la lutte permanente pour la communauté DGSR.

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