Une personne tenant le drapeau non binaire à l’extérieur, encadrée par un ciel nuageux et une rampe rouge, vêtue d’une veste à motif léopard.
Projet d'éducationSensibilisation

Semaine de sensibilisation à la non-binarité : faire de la place pour que les personnes soient reconnues 

Chaque mois de juillet, la Semaine de sensibilisation à la non-binarité invite les gens à dépasser l’idée selon laquelle le genre se limite à deux catégories fixes. 

Pour certaines personnes, cette idée est familière. Pour d’autres, elle peut encore sembler nouvelle. Pourtant, les personnes non binaires ne sont pas nouvelles. Ce qui change, c’est le langage dont plusieurs personnes disposent maintenant pour se définir, ainsi que l’espace public dans lequel elles doivent être reconnues avec plus d’attention. 

Le terme non binaire est utilisé par certaines personnes dont le genre n’est pas exclusivement masculin ou féminin. Certaines personnes non binaires s’identifient aussi comme transgenres. D’autres non. Certaines utilisent les pronoms iel ou ille, tandis que d’autres utilisent elle, il, une combinaison de pronoms ou d’autres mots. Il n’existe pas une seule façon d’être non binaire, c’est pourquoi l’écoute est plus importante que les suppositions. 

Le poids des suppositions du quotidien 

Cette semaine est souvent présentée comme une occasion d’apprendre des définitions. C’est utile, mais ce n’est qu’un point de départ. La sensibilisation nous invite aussi à remarquer à quel point la vie quotidienne est souvent organisée autour d’une binarité stricte, que ce soit dans les formulaires, les toilettes, les vêtements, les salutations ou les suppositions liées aux noms et à l’apparence. 

Ces détails peuvent sembler mineurs pour les personnes qui les traversent facilement. Mais pour une personne qui se fait régulièrement mégenrer ou qui est forcée de choisir une catégorie qui ne lui correspond pas, ils peuvent s’accumuler. Le respect n’est pas une idée abstraite. Il se manifeste dans les gestes ordinaires, comme utiliser le nom qu’une personne vous donne, partager ses pronoms sans pression, se corriger sans en faire toute une histoire et laisser aux personnes l’espace nécessaire pour se décrire avec leurs propres mots. 

La diversité de genre a une histoire 

L’histoire compte aussi. À travers les cultures et les époques, de nombreuses communautés ont compris le genre de façons plus larges que les seules catégories homme et femme. Au Canada, il est particulièrement important de parler avec soin des identités bispirituelles. La bispiritualité est une identité culturelle et spirituelle distincte utilisée par certaines personnes autochtones. Elle ne doit pas être traitée comme un autre mot pour désigner la non-binarité, mais sa présence nous rappelle que les idées occidentales sur le genre n’ont jamais été les seules. 

La Semaine de sensibilisation à la non-binarité, observée cette année du 13 au 19 juillet, comprend la Journée internationale des personnes non binaires le 14 juillet. Ce moment offre une invitation simple : prendre une pause, apprendre et réfléchir à ce que signifie l’appartenance lorsque les personnes ne sont pas obligées de se réduire pour correspondre à un formulaire, à une étiquette ou à une attente. 

Le respect dans la vie quotidienne 

Pour les organismes, les écoles, les milieux de travail et les groupes communautaires, le soutien peut commencer par des choix pratiques. Réviser les formulaires. Utiliser un langage neutre lorsque le genre n’est pas pertinent. Éviter de présumer les pronoms d’une personne à partir de son apparence. Fournir de l’information claire sur les toilettes. Inclure les personnes non binaires dans l’élaboration des politiques ou des programmes qui les concernent. 

Pour les individus, le travail peut être encore plus direct. Poser des questions avec respect lorsque c’est nécessaire. Accepter la réponse. Continuer d’apprendre. Intervenir lorsqu’une personne est traitée injustement. 

Dans sa meilleure forme, la sensibilisation ne consiste pas à toujours dire la chose parfaite. Elle consiste à développer des habitudes de respect qui rendent la vie quotidienne plus sécuritaire et plus honnête pour un plus grand nombre de personnes. Les personnes non binaires ont toujours fait partie de nos communautés. Cette semaine est un rappel de reconnaître cette vérité avec attention, curiosité et action. 

Photo de profil de Natasha Comand, bénévole du CPHS
Faire du Bénévolat

Les bénévoles sont essentiels au succès de notre organisme, et nous sommes reconnaissants des centaines d’heures qu’ils consacrent au travail de la Société historique de la fierté canadienne. Ce portrait de bénévole met en lumière Natasha Comand, notre formidable coordonnatrice principale de l’éducation. Découvrez ci-dessous l’expérience de bénévolat de Natasha.

Quels sont trois mots qui décrivent la SHFC?
Trois mots qui décrivent la SHFC sont : « influente », « axée sur sa mission » et « mobilisatrice ».

Qu’aimez-vous le plus de la SHFC?
Ce que j’aime le plus de la SHFC, c’est le dévouement et le soutien de tous les membres, ainsi que la volonté de chacun d’aider les autres. J’apprécie aussi beaucoup l’esprit de collaboration que l’on retrouve et que l’on partage au sein de l’équipe, peu importe le rôle occupé.

Qu’est-ce qui vous a attirée vers la SHFC au départ? Comment la SHFC a-t-elle changé depuis votre arrivée?
Au départ, j’ai été attirée par la SHFC parce que je faisais une maîtrise en éducation, avec une spécialisation en curriculum et pédagogie, et je voulais vraiment acquérir de l’expérience dans un rôle qui me permettrait de concevoir et d’élaborer des programmes d’études et des plans de cours. À ce moment-là, la SHFC en était encore à ses débuts, et j’étais très enthousiaste à l’idée d’aider l’organisme à se lancer et à commencer à grandir. La SHFC a changé depuis mon arrivée, puisqu’elle a assurément connu une croissance importante à bien des égards. Il y a maintenant un groupe de bénévoles beaucoup plus vaste, et de nombreuses ressources éducatives ont été conçues dans plusieurs provinces depuis mon arrivée.

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